ECORNAGE

L’écornage des bovins est une pratique très répandue en France où il concerne environ 87 % des élevages laitiers et 60 % des élevages allaitants. Elle est destinée à protéger les éleveurs d’un coup de cornes, mais aussi, les bêtes entre elles. L’administration à l’animal d’un sédatif, d’un anesthésique ou d’un analgésique apparaît peu fréquente, de l’ordre de 8 % des éleveurs interrogés.

Beaucoup d’éleveurs n’aiment pas écorner les animaux. Ils évoquent une intervention à la fois difficile à réaliser voire dangereuse pour eux, et peu appréciée des animaux, source d’inconfort voire de douleur. La plupart des éleveurs interrogés dans les entretiens pensent que l’animal jeune ou adulte souffre lors de l’écornage. Pour beaucoup, plus l’animal est jeune et plus la corne est petite (ou le bourgeon), moins il souffre. 

Dans l’écornage jeune, il s’agit d’une brûlure. Dans l’écornage adulte il s’agit d’une ablation d’un organe visiblement irrigué par du sang, donc sensible. Il se pratique une fois la corne poussée, en général autour de deux à trois ans, avec trois types de matériel : scie-fil, disqueuse électrique, ou écorneur hydraulique (guillotine). La plupart des éleveurs disent utiliser un garrot pour limiter les saignements.

La corne des vaches n’est pas un os mort et nu. Son intérieur, le cornillon, est relié au sinus frontal et aux muqueuses. Le sinus frontal va se développer dans cet espace creux. Les animaux écornés sont donc privés d’une partie des sinus. La bête répond à l’ablation des cornes par d’importantes modifications dans le développement du crâne.

Sources :

L’écornage des bovins en France : état des lieux des pratiques et des représentations – 2009

Mais à quoi servent les cornes des vaches ?