UNE SIGNALETIQUE POUR LE PASSAGE DES ANIMAUX

Ce n’est pas l’animal qui traverse la route, c’est la route qui traverse la forêt.

Les passages des animaux sont très visibles de part et d’autre des routes. Et si on créait des passages ou une signalétique pour faciliter leurs déplacements ? Cela éviterait les accidents pour les animaux comme pour les humains.

La question des animaux morts sur la route est un sujet au carrefour de nombreux enjeux.
Elle nous évoque d’abord la fragmentation du territoire et de la difficulté qu’on les animaux à se déplacer avec les routes, les maisons, les grillages… La mise en place d’aménagements, de corridors écologiques dans le cadre de la trame verte et bleue en France permet de créer de la continuité entre les habitats. Crapoducs, lombriducs, écureuiloducs ont fait leur apparition un peu partout en Europe.

Elle nous parle du rôle de la chasse dans la régulation des population de grands gibiers d’ongulés (cerf, chevreuils, sangliers) avec qui les collisions ont principalement lieu (99%). On répertoriait il y a une dizaine d’année plus de 20 000 collisions déclarées en France. Paradoxalement, les accidents sont plus nombreux ont lieu en période de chasse, car les animaux sont poussés vers de nouveaux territoires et perdent leur repères.

Elle nous parle aussi de la pression sur les petits mammifères. La collision avec un véhicule est l’une des premières cause de mortalité du blaireau européen en Europe de l’Ouest. Selon une étude Suisse menée en 1982 dans le canton d’Yverdon, le trafic routier est la deuxième cause de mortalité des hérissons (24%). Les solutions : modifier le comportement des animaux en favorisant les passages sécurisés et les aménagements (trop peu nombreux encore), et modifier le comportement des automobilistes, notamment en matière de réduction de la vitesse.

Les sciences participatives peuvent aider à identifier les passages, et à développer une signalétique spécifique de « traverses » pour les animaux afin de sécuriser la vie de tous.